Tous les collectifs de sans papiers en lutte et toutes les organisations de
soutien se sont retrouvés devant la préfecture de Nanterre pour demander à
être reçus par M.le Préfet, porteurs d’une liste de doléances rédigée en
commun.
En début d’ après midi, un premier rassemblement avait été accueilli
par un cordon de CRS devant la sous-préfecture d’Antony. Contrairement à ses
homologues d’autres départements, le représentant de l’Etat dans le 92 ne
semble pas pressé de rétablir des relations de dialogue avec le mouvement
des sans papiers.
Cependant, il avait répondu à Brigitte Gonthier-Maurin,
sénatrice communiste des Hauts-de-Seine, comme à tous les signataires du
communiqué de presse mettant en cause la manière dont les sans papiers sont
(mal)traités, qu’il accepterait de recevoir une délégation la semaine
prochaine pour discuter de "dossiers concrets". Les manifestants ont délégué
une dizaine de personnes pour rédiger une réponse et préparer cette
rencontre.
Il faudra désormais compter avec un front commun qui s’est construit dans le département, forts de tous ceux qui luttent pour la régularisation des sans papiers : travailleurs en grève organisés avec la CGT, RESF, RUSF, CSP92, Comités de soutien aux sans papiers de Gennevilliers et du sud du département,oubliés de Saint-Paul de Nanterre, FSU, SUD, ASTI, ATMF, FASTI, LDH, MRAP, élu-e-s et militant-e-s du PCF, des Verts, du PS, du PG, du NPA...
Un nouveau courrier unitaire est en cours de rédaction ; une délégation demandera à être reçue samedi 27 février à 11 heures.
Des photos sur banlieue-monde...
Solidarité avec les travailleurs-euses « sans-papiers » en grève